"L'accélération des impacts de la crise climatique impose de limiter la construction neuve. « Ne plus démolir, mais transformer » : cet impératif installe la réhabilitation comme mode de production majeur du logement. Comment traiter dans ce contexte les bâtiments estimés obsolètes et les situations jugées désespérées ? A priori, rien ne plaide pour conserver un hangar obscur médiocrement construit, établir une maison de vacances dans un bunker, installer une bibliothèque publique dans une carrière désaffectée, implanter un refuge dans un manoir effondré, élaborer un prototype d'habitat autonome à partir d'une maison vacante d'un faubourg déserté…
Faire avec, ne pas se résigner, identifier et exploiter les opportunités que présentent la construction d'origine tend à établir que les causes présumées perdues sont plutôt des occasions manquées. Les choix tranchés, les actions ciblées sur l'essentiel – générosité de l'espace et plaisir d'habiter– conduisent à œuvrer hors conventions. Économiquement, sans extension, ni surélévation, ils produisent des projets apportant bien davantage que les prestations standards. Une leçon d'optimisme architectural."
Sommaire :
Introduction
SOS pavillon, Bast + Littoral, France
Négocier avec l'imperfection, Studio Nada, Bulgarie
L'architecture comme remède, Xu Tiantian - DnA, Chine
Bâtiment n°8, Skälsö Arkitekter, Suède
Une échoppe simple, Littoral architecture, France
Dans la menuiserie, Raamwerk, Belgique
Comme un territoire, Arturo Franco, Espagne
XVIe contemporain, Camille Archilla et Nicolas Guérin, France
Ruines avec gîte, Boris Bouchet + Recita, France
Concevoir avec le climat, Takk architecture, Espagne
Jardin rebelle, Assemble studio, Grande-Bretagne
Ecologie urbaine, Fuminori Nousaku + Mio Tsuneyama, Japon
Epicer les restes, 2021 architekti, Slovaquie
La ville du vide, Carles Enrich, Espagne